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Domont - 🏗 L'avenir du Fort de Domont se dessine 🏗

Publié le 03/03/2022

Propriété de la commune depuis avril 2021, après son rachat à l'Office National des Forêts (ONF), le Fort de Domont doit devenir dans les prochaines années un lieu de culture, d'activités et d'attractivité tourné vers le public. Le fruit d'un travail en étroite collaboration entre la Mairie, des partenaires associatifs et économiques, ainsi que des citoyens investis

C'est un lieu emblématique et mystérieux de Domont, dont la réputation a depuis plus d'un siècle dépassé les frontières de notre commune. Et pourtant, il reste encore largement méconnu de nos habitants. Le Fort de Domont est au cœur d'une vaste réflexion visant à le revitaliser à travers des activités culturelles, économiques et associatives. Au départ de ce projet ambitieux, il y a une opportunité saisie au bond par l'équipe municipale en 2021. Celle de faire l'acquisition du bâtiment et des 14 hectares de terrain adjacents, alors propriété de l'ONF depuis 1964. Coût de l'opération, 120 000 euros. Un montant modéré au regard de l'importance historique de ce joyau de notre patrimoine municipal.

Un association pour esquisser le futur du Fort

Première pierre à la construction du projet, une assemblée générale s'est déroulée le 26 octobre 2021, regroupant une soixantaine de personnes : élus municipaux et intercommunaux, conseiller régional, associations, citoyens, entrepreneurs, artisans, architectes… À l'issue de cette première réunion est née l'Association des Amis du Fort de Domont (AFD), présidée par Michèle Alart, personnalité très engagée depuis les années 90 dans la commune [voir l'encadré], et portée par un conseil d'administration composé de 18 membres parmi lesquels plusieurs élus de la Ville et un bureau de 6 membres (3 titulaires et 3 adjoints) dont Serge Bierre, 1er Maire-Adjoint, au titre de trésorier. Afin de lancer des travaux, il nous fallait un réceptacle financier, rendant nécessaire la création de notre association », souligne la présidente. Au-delà de l'aspect administratif, la nouvelle structure témoigne de la volonté d'une démarche co-construite aux côtés de la Ville, mais également de très nombreux partenaires. Parmi eux, l'entreprise Forcyno, ou des associations telles qu'IMAJ, la Croix-Rouge, les Scouts de Domont, Tir 360 ou encore Equistoria.

L'insertion professionnelle au cœur du projet

Afin de mener à bien la métamorphose du fort, la première étape sera de sécuriser, nettoyer et rendre les lieux accessibles au public. Recouvert de végétation, dégradé par le temps et certaines activités passées, le bâtiment nécessite en effet une lourde remise en état. Pour ce faire, il a été décidé que l'essentiel des travaux de rénovation se fera, dans la mesure du possible, sous la forme de chantiers d’insertion. Le tout sous l'égide de partenaires de l'association.
Une phase nécessaire afin d'entreprendre la dynamisation du site et de le rendre attrayant. « Nous souhaitons nous appuyer sur l'artisanat, ainsi que des activités portées par des associations de la commune, et pourquoi pas la création d'animations en plein air », détaille Michèle Alart. Une vitrine à la fois culturelle, économique et touristique qui permettra ensuite de partir en quête de financements, indispensables pour développer des projets.

Le Fort à la recherche de soutiens financiers

Si sur le terrain, tout semble figé, les membres de l'association s'activent en réalité déjà depuis plusieurs mois en coulisses. Les visites s'enchaînent afin de présenter le projet. Après les élus et partenaires locaux, ce sont de potentiels soutiens d'ampleur qui ont pu découvrir les lieux. « Nous avons reçu la visite du délégué départemental de la Fondation du Patrimoine, notre premier grand interlocuteur », se réjouit la présidente de l'AFD. Un appui précieux qui en appelle d'autres, puisque l'association s'est rapprochée de la Région Île-de-France. Une délégation viendra visiter le fort début mars. « À ce titre, je tiens à remercier Pierre Delmasure qui est pour nous la mémoire du Fort, et qui apporte son expertise lors de chaque visite des lieux, dont il connaît les moindres recoins et la signification de chaque pierre », insiste Michèle Alart.

Premier sponsor de l'association, la caisse locale du Crédit Agricole d'Ézanville, avec l'aide de l'agence de Domont, a remis à l'AFD un chèque de soutien de 2000 € pour soutenir le projet lors de sa visite du Fort le 28 janvier.

Deux délibérations pour soutenir le projet

Le Conseil municipal a de son côté adopté à l'unanimité le 2 décembre une délibération autorisant la municipalité à solliciter le label « Patrimoine régional ». Une seconde délibération votée le même jour autorise, elle, le Maire à signer tous les documents relatifs aux démarches auprès de la Fondation du Patrimoine. « En tant que présidente de l'AFD, je tiens à souligner que l'une des choses les plus motivante et porteuse est le soutien unanime des élus de la Ville, dont une partie sont membres de l'association et y occupent des fonctions », assure Michèle Alart. Prochaine étape, la réponse à un appel à projets national lancé par l'État. L'enjeu est de taille, puisque chaque financement doit permettre de répondre aux ambitions fortes du projet, dont les investissements seront étalés sur plusieurs années.

MICHÈLE ALART
PRÉSIDENTE DE L'ASSOCIATION DES AMIS DU FORT DE DOMONT

 

 

 

Vous êtes connue pour votre investissement en faveur de la commune, quel est votre parcours ?

Je suis arrivée en 1991 comme proviseure du lycée George Sand, dont j'ai accompagné la construction et puis la croissance. Cela m'a permis de côtoyer un certain nombre de personnes de la Ville. Lorsque j'ai pris ma retraite en 2002, je suis devenue Adjoint au maire de l'époque, Jérôme Chartier, dont j'ai été la collaboratrice pendant plus de 10 ans à l'Assemblée Nationale. Au cours de mon deuxième mandat d'élue, j'ai quitté mes fonctions pour devenir directrice de cabinet de l'ex Communauté de Commune de l'Ouest de la Plaine de France (CCOPF).

Vous êtes également connue pour votre engagement associatif…

Après cette dernière expérience professionnelle, j'ai décidé de m'impliquer dans la vie associative locale. Je suis devenue administratrice puis présidente de l'association IMAJ, fonction que j'occupe depuis environ 5 ans. Nous accompagnons des jeunes en grande difficulté. Dans le même temps, je me suis impliquée dans l'Association des Entreprises de la Plaine de France (AEPF), devenue Dynactive, association des Entreprises de Plaine Vallée. J'en suis aujourd'hui la présidente d'honneur. J'ai toujours voulu créer un pont entre le monde de l'entreprise et le monde des jeunes afin de faciliter leur insertion professionnelle. Ma présence dans ces deux associations n'est donc pas un hasard et répond à une certaine logique par rapport à mon parcours et à mes convictions.

Pourquoi avoir tenu à vous investir pour le Fort de Domont ?

Lorsque la Ville a fait l'acquisition du fort, Frédéric Bourdin a souhaité trouver une personne capable de coordonner ce chantier polymorphe et multi-partenarial. Il m'a proposé de participer à ce grand projet, chose que j'ai acceptée avec grand plaisir.

LE FORT DE DOMONT, TOUTE UNE HISTOIRE

Le fort de Domont est né de la volonté de protéger la ville de Paris, en tirant les enseignements de la guerre franco-prussienne (1870-1871) qui a vu la capitale être assiégée pendant 4 mois. Il fait ainsi partie d'un vaste programme de fortifications, qui s'est notamment soldé par la création d'autres forts à Montlignon, Montmorency ou encore Écouen. Les travaux du fort de Domont se sont déroulés entre 1874 et 1878. Pour mener à bien cette entreprise, 600 prisonniers de droit commun ont été réquisitionnés et encadrés par des professionnels. Les autorités de l'époque ont fait le choix d'installer le futur camp retranché sur le plateau de la croix blanche, butte haute de 180 mètres. Une place forte capable d'accueillir une garnison de 1175 hommes et plus de 70 pièces d'artillerie. Le début d'une utilisation militaire qui aura notamment vu le fort tirer sur des
éclaireurs allemands en 1914, pendant la Première Guerre mondiale. En 1940, le fort a en outre été occupé par les Allemands en pleine Seconde Guerre mondiale.

Des utilisations successives

Le fort de Domont a finalement été démilitarisé en 1947, sans que cela ne marque pour autant son abandon. Dans les années 50, il a été utilisé comme laboratoire de recherche ionosphérique, avant de devenir propriété du ministère de l'Agriculture et d'être confié à l'ONF lors de sa création en 1964. Jusqu'en 1994, il a abrité une société qui l'utilisera comme laboratoire d'essais sur la radiographie de matériaux, avant de devenir un centre de formation incendie. Aujourd'hui, le site est occupé par un artisan menuisier ainsi que par la société Forcyno.

Source : https://www.ville-domont.fr/Actualites/L-avenir-du-Fort-de-Domont-se-dessine 

 

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